M. Cissé a expliqué que le Comité Charia Finance entend
‘’travailler à coté des pouvoirs publics pour concrétiser les grandes reformes
juridiques nécessaire à l’accueil de la finance islamique au Sénégal’’.
‘’Il y a un grand engouement des populations en faveur de la
finance islamique’’, a-t-il dit, avant d’ajouter : ‘’pour preuve plusieurs
initiatives et projets de finance et de microfinance islamique sont notés dans
le pays’’.
Toutefois, a-t-il estimé, ‘’il est urgent de réunir les
professionnels du secteur de la microfinance islamique pour éviter les errements
qui ont été constatés dans le secteur de la microfinance conventionnelle’’.
Il a fait savoir que pour éviter les échecs du secteur bancaire
islamique dans l’espace UEMOA, ‘’il est important de favoriser la mise en place
d’un cadre juridique et fiscal adéquat pour la finance islamique’’.
M. Cissé a souligne ‘’que la procédure de réforme en faveur de la
finance islamique est lente’’ en Afrique et dans les pays membre de
l’Organisation de la conférence islamique (OCI), par rapport à la France qui
vient de finaliser une réforme juridique et fiscale dans un délai relativement
correct.
Il a salué l’engagement à ses cotés de l’ancien ministre de
l’Economie et des Finances et ancien directeur de la Banque islamique de
développement (BID), Ousmane Seck, pour ses conseils. M. Seck est le président
d’honneur du comité national charia finance.
Il a décliné un plan d’action en termes de formation, de
renforcement de capacité et de forum pour faire connaître la finance islamique
et surtout la microfinance islamique au Sénégal. Le plan d’action sera soumis à
la BID à Djeddah via son bureau régional de Dakar.