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| Journée du 8 mars: Jeegu pousso, laxasaayul te xetili ma ! |
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| 08-03-2010 | |
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Dans la complainte d’un ndongo
devenu serigne
Offrant la repartie à son mbaye
de complice
Je retrouve les termes d’un
viatique
Laissé à la postérité par le
philosophe
Très tôt attaché à notre
affection
Sama Jigeen !
Pour ne pas emboucher la
trompette classique
Et crier une grâce débordant les
mailles d’un filet
Subrepticement remonté des
limbes de la mémoire
Le temps d’un 8 mars, je
reprends la plume.
Pour refuser le prétexte d’une
célébration
Qui se complait dans l’étalement
de tes atours !
Cherchant à assouvir le plaisir
démoniaque de l’autre gent !
Ndèye Sama !
Le Ciel de mon jolof préféré ne
laisse plus passer
Le moindre rayon de lumière
Envahi par des nuées de
sauteriaux
Au moment où, terrassé par le
vent d’Est,
Le baobab de la place du
village vient de rendre l’âme
Le rêve ne lui ayant pas voilé
la face,
Dabakh aurait amplifié l’appel
du maître des champs
Pour inviter njacaar et
njumblang
A freiner le temps d’une
méditation,
Le déroulement de tous ces
plans
Qui refusent de se conjuguer au
nom d’Allah
Njaga aurait repris le refrain
Confirmant ce que tu sais
Oui ! au-delà de ces
vessies qui s’invitent comme lanternes
Njacaar perçoit les flots d’un
sang fusant de toutes parts
Platon ressuscité aurait tressailli
Devant la justesse de sa
vision :
Puisqu’en définitive ton fils a
fini de brûler le linceul
De blanc immaculé que ta
patience a su délicatement tisser
Pour me couvrir de Soutura et
la faire irradier
Le long de ses dunes si
patiemment labourées par kocc
Oui ! de cette vitrine
dernièrement auréolée
Par la prestance du poète, Chantre
de l’universel
Qui nous a valu respect et
admiration
Les Héritiers renvoient une
image
Que la décence interdit de
qualifier
Sama jiggen !
Te sachant bien à l’aise dans
ton statut
Convaincu que la référence à la
geste de tes sœurs de nder
Dépasse le simple besoin de la
mémoire
Me voilà décidé à t’inviter
dans l’arène
Non point pour me disputer ma
culotte
Et m’imposer ton pagne porteur
de vie et d’avenir
Comme t’y invitent Jeanne et
Cécile, pacsées
Et refusant le plaisir de
l’enfantement !
Jeegu pousso !
Voilà le gouffre qu’il s’agit
de combler !
Athia comme Deguène s’y
activent
Sur les trottoirs infestés de Fass
et dans les cases endolories de Ngacc
Au moment où Nogaye se la coule
douce
Ballottée entre les
plaisirs factices des faiseurs de rêve
Qui ne font plus rêver les
opérateurs d’un jour de mars
De grâce ! montre à ces
cousines égarées que tu sais
Remobiliser la voix des sans
voies
Et éclaire la voie des justes
qui feront reliure l’horizon
Puisqu’en définitive ‘’ Suturak
yakara taxone baay indi la ci keur gi ‘’
Un tiamigne qui a cessé de souffrir avec l’espoir que sa complainte sera entendue |




